LA MAISON PATERNELLE
« Après avoii' hésité un moment sur le i)arti que j'avais k prendre, je résolus d'aller à B..., pour faire un dernier elTort auprès de ma sœur. La terre ou j'avais été élevé se trouvait sur la route. Quand j'aperçus les bois où j'avais passé les seuls moments heureux de ma vie, je ne pus retenir mes larmes, et il me fut impossible de résister à la tentation de leur dire un dernier adieu.
« Mon frère aîné avait vendu l'héritage paternel, el le nouveau propriétaire ne l'habitait pas. J'arrivai au château par la longue avenue de sapins ; je traversai k pied les cours désertes ; je m'arrêtai à regarder les fenêtres fermées ou demi-brisées, le chardon qui croissait au pied des murs, les feuilles qui jonchaient le seuil des portes, et ce perron solitaire où j'avais vu si souvent mon père