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BATAILLE DES FRANCS ET DES ROMAINS

Les Francs avaient été surjiris par ( lonstance : ils évitèrent d'abord le combat, mais aussitôt qu'ils eurent rassemblé leurs guerriers ils vinrent audacieusement audevant de nous, et nous offrirent la bataille sur le rivage de la mer. On passa la nuil à se préparer de part et

I . Api'ès la défaite et la mort de Nicias devant Syracuse, plusieurs Athéniens, devenus esclaves, obtinrent la liberté pour prix des vers d'Euripide (|u'ils répétaient à leurs maîtres : la réputation de ce grand tragique cunimençaità percer en Sicile. {Not» de Chateaubriand.)

LES MAI'.TYIIS, 215

<r;uilre. cL le Icndoiiiain, au levci' du jour, los armées se Irourèrenl en pi'ésence.

La Légion de fer et la Foudroyanle occupaieni, le centre de l'année de Constance.

En avant de la première ligne, paraissaient les vexillaires, distingués par une peau de lion qui leur couvrait la lète et les épaules. Ils tenaient levés les signes militaires des cohortes : l'aigle, le dragon, le loup, le minotaure. (les signes* étaient parfumés cl ornés de branches de pins, au défaut de fleurs.

Les liaslati, chargés de lances etde boucliers, formaient la première ligne après les vexillaires.

Les princes, armés de l'épée, occupaient le second \-.\n<j:, et les Iriarii venaient en troisième. Ceux-ci balançaient le pilum-de la main gauche: leurs boucliers étaient suspendus à leurs piques plantées devant eux, et ils tenaient le genou en terre en attendant le signal du combat»

Des intervalles ménagés. dans la ligne des légions étaient remplis par des machines de guerre.

A l'aile gauche de ces légions, la cavalerie des alliés déployait son rideau mobile. Sur des coursiers tachetés comme des tigres et prompts comme des aigles se balançaient avec grâce les cavaliers de Numance, de Sagonte, et des bords enchantés du Bélis'. Un léger chapeau de plume ombrageait leur front, un petit manteau de laine noire flottait sur leurs épaules, une épée recourbée retentissait à leur côté. La tête penchée sur le cou de leurs chevaux, les rênes entre les dents, deux courts javelots à la main, ils volaient à l'ennemi. Le jeune ViriatC entraînait ajii'ès lui la fureur des cavaliers rapides. Des

\. Ces siynes : l'e.st li; mut latin, nous iliriuiis Enseignes ou Etendards.

■-'. Sorte de javelot.

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