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FIANÇAILLES D'EUDORE ET DE CYMODOCÉE

Les premiers chrétiens choisissaient sui'loul le silence des ombres pour accomplir les cérémonies de leur culte. Le jour c|ui précéda la nuit où Cymodocée triompha île ri^lnfei', ce jour se passa dans les méditations et les prières. Vers le soir, Séphora* et ses deux filles comuien<"èrent à parer la nouvelle épouse. Elle se dépouilla d'abord des ornements des Muses; elle déposa sur ini autel domeslit|ue, consacré k la reine des anges, son sceptre, son voile et ses bandelettes : sa Ij're était restée au temple d'Homère, (le ne fut pas sans répandre des larmes que Cymodocée se sépara des marques gracieuses de la religion |taternelle. Une tunique blanche, une couronne de lis, lui tinrent lieu des perles et des colliers (pie ne portaient point les chrétiennes. La pudeur évangéli([ue remplaça sur les lèvres le sourire des Muses, et tiu donna des charmes dignes du ciel.

A la seconde veille de la nuit, elle sortit au nulieu des llambeaux, jiortant un tlambeaii elle-uiéme. Elle était

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