La [)ii>e des sauvages
VOYAt;E K.\ AMIiFllOlE. 1.',
nraii pondant ;i .son nez ou à ses oreilles; il prend dans >a main droite un calumet, dont le fourneau est blanc, le luyau bleu, et empenné* avec des queues d'oiseaux; dans sa main frauclie il tient son arc détendu, en guise de l)àlon. Son fils le suit, chargé de peaux d"ours, de casliirs et d'orignaux; il porte en outre deux colliers de jiuicelaine à ([uatrr branclios. et une tourterelle vivante dans une cage.
Les prétendants vont dabord chez le plus vieux parent de la jeune filii' : ils entrent dans sa cabane, s'asseyent devant lui sur une natte, et le père du jeune guerrier, |)renant la parole, dit : « Voilà des peaux. Les <v deux colliers, le calumet bleu et la tourterelle demana dent ta fille en mariage. »
Si les {)résents sont acceptés, le mariage est conclu; cai'le consentement de l'aïeul ou du plus ancien sachem (le la famille l'emporte sur le consentement paternel. L'âge est la source de l'autorité chez les Sauvages : plus un homme est vieux, plus il a d'empire. Ces peuples font dériver la puissance divine de l'éternité du f!i-and i:sprit.
Quelquefois le vieux parent, tout en acceptant les présents, met à son consentement quelque restriction. On est averti de cette restriction si. après avoir aspiré trois fois la vapeur du calumet, le fumeur laisse échapfier la |ii('uiière bouffée au lieu de l'avaler, comme dans un consentement absolu.
L)c la cabane du vieux parent on se rend au Ibyei' de la mère et de la jeune fille. Quand les songes de celle-ci <int été néfastes, sa frayeur est grande. Il faut que les songes, pour être favorables, n'aient représenté ni les esprits, ni les a'ieux, ni la patrie, mais qu'ils aient montré <les berceaux, des oiseaux et des biches blanches. Il