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la plus caracli-ristique de Clialeauliriaml, el, .sinon celle qui a evercé le plus dinfluence. du moins celle qui nous parait aujourd liui la plu» vivante et la plus proche de n(jus. Elle l'est par la forme, qui nous offre des modèles, presque toujours admirables, de tous les styles qui ont eu cours chez nous depuis un siècle, sans en excepter même le style décadent. Klle l'est par le fond, s'il est vrai qu'il n'y ait pas une des idées, pas un des sentiments générau.v qui ont agité, passionné ce tumultueuv xi.v^ siècle, qui ne trouve dans les Mémoires sa géniale expression. II semble même que, dannéi^ en année, à mesure que nous nous éloignons davantage des conditions déplorables de la publication primitive, dans le.s colonnes de /'( Presse, l'œuvre monte dans l'estime adniirative des « honnêtes gens » d'aujourd'hui. Il y a une dizaine d'années, le dernier éditeur des Mémoires d Outre-Tombe, Edmond liiré osait à peine les comparer à ceux de Saint-Simon, • t encore c'était pour décerner à Chateaubriand « le second rang ». Je n'ai pas ici à instituer une comparaison détaillée entre les deux œuvres. Mais, si vif admirateur que je puisse être de Saint-Simon artiste. — et même à cet égard, je ne puis lui sacrifier lîené. lequel, dans l'ordre de l'intelligence, l'enqiortait de cent coudées sur son rival du xvii° siècle, — je ne crois [las que l'on puisse dire que les Mémoires du duc de Saint- Simon soient une œuvre aussi forte, aussi com|)lexe. aussi puissamment représentative, aussi riche de signification historique et morale que ceux du vicomte de Chateaubriand. Les Mémoires (V Outre-Tombe sont, à n'en point douter, l'un drs chefs-d'œuvre du poète du Génie du Christianisme, et l'iiiié d."- srandes (euvres du six"" sièch\
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