RÉALITÉ DE L'EXISTENCE DE DIEU
Il l'sl 1111 Dii'ii. Le» hérites de l;i vallée l'I les CÙdl'cilii l.iliau le bénisscnl. Finsecto bruit ses louanges, ol ri'lr|phanl le salue au levei' du soleil: les oiseaux chaatenl dans le roiiillaue, le veiil le nuu'mure dans les Ibrèls, la foudre tonne sa puissance, et TOcoan déclare son immensilé; l'iiomnie seul a dit : il n'y a point do Hieii.
Il n'a lionr jamais, celui-là, dans ses intortunes. levé les \eii\ Vers le ciel? Ses regards n'oni donc jamais erré dans ces régions étoilées, oîi les mondes lurent semés comme des sables? Pour moi, j'ai vu, et c'en est assez, j'ai vu le soleil suspendu aux portes du couchant dans des draperies de pourpre et d'or. La lune, à l'horizon opposé, montait comme une lampe d'argeni dans l'orient d'azur. Les deux astres mêlaient au zénilh leurs teintes de céiaisc et de canuin. La mer muUifdiail la scène orientale en girandoles de diamants, et roulait la pompe de l'Occident en vagues de roses. Les Ilots calmés, mollement enchaînés l'un à l'autiv. expii'aienl tour à toui' ;'i nies pieds sur la l'ive. et le^ prenjiersilences de la nuit et les dei'niers murniui'es du jour luttaient sur les coteaux, au bord des tleuves, dans les bois et dans les valléi's '.
0 toi, que je ne connais point-! toi, doni j'iguttre et le Jioni e| la diMuenre, invisible architecte de cet univers.
I. Ceci n'est plus ilii .[(^in-.ljiccuics : Ii> t;ranil écrivnin iloscM'iplif est (Irjii loiii formé, à vingt-iiPul' ans.
•-'. Musset s'est-il inspin'' de cette page dans l'Espolv en Dieir? V.n tuut cas, c'est le même mouvement :
it lui ijuc nul n'a pu [connaître, l'.l n'a renié sans mentir....
iS CllATKACBUlANn.
(lui m'as donné un instinct pour te sentir, el rcl'usr uneraison pour te comprendre, ne serais-tu qu'un être iniairinaire, que le songe doré de l'infortune? Mon àme se dissoudra-t-elle avec le reste de ma poussière? Le tombeau est-il un abîme sans issue, ou le portique d'un autre monde? N'est-ce que par une cruelle pitié que la nature a placé dans le cœur de l'homme l'espérance d'une meilleure vie à côté des misères humaines? Pardonne à ma faiblesse. Père des miséricordes! non, je ne doute point de ton existence; et soit que tu m'aies (h'stiné une carrière immortelle, soit que je doive seulement passer et mourir, j'adore tes décrets en silence, et ton insecte confesse ta Divinité'.