‹ ExtraitsChapitre 62 sur 285 · I.i: Mr:scnAC!;i:i · texte numérisé non relu

I.i: Mr:scnAC!;i:i

Roproiliii^rion il'iin dessin do Gii<tnve Doré.

Il est à nnler ipip Gustave Don', pas |iln< ipip C.liale.'iiiliri.-in. n'avait vu le Meschacelji'.

7i CHATFvMhlUAM).

lu main du Créaloiir y répandent IVnchantenicnl lA la vie. De l'extrémili'' îles avenues on aperçoit des ours enivrés de raisins, qui chancellent sur les branches des ormeaux; des cariboux' se baignent dans un lac; des écureuils noirs se jouent dans l'épaisseur des feuillages; des oiseaux-moqueurs, des colombes de Virginie, de la grosseur d'un passereau, descendent sur les gazons rougis par les fraises; des perroquets verts à tête jaune, des piverts empourprés, des cardinaux de feu, grimpent en circulant au haut des cyprès ; des colibris étincellent sur le jasmin îles Fiorides, et des serpents-oiseleurs sifflent -^uspendus aux dômes des bois en s'y balançant comme lies lianes.

Si tout est silence et repos dans les savanes de l'autre coté du fleuve, tout ici, au contraire, est mouvement et murmure : des coups de bec contre le tronc des chênes, des froissements d'animaux qui marchent, broutent ou broient entre leurs dents les noyaux des fruits; des bruissements d'ondes, de faibles gémissements, de sourds meuglements, de doux roucoulements, remplissent ces déserts d'une tendre et sauvage harmonie. Mais quand une brise vient ;i animer ces solitudes, à balancer ces corps flottants, à confonilre ces masses de blanc, d'azur, de vert, de rose; à mêler toutes les couleurs, à réunir tous les murmures : alors il sort de tels bruits du fond des forêts, il se passe de telles choses aux yeux, que j'essayerais en vain de les décrire à ceux qui n'ont point parcouru ces champs primitifs de la nature-.

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