‹ Extraits. Publié avec une introd. et des notesChapitre 135 sur 196 · La coHApiraliou <ic se» cnncriiis, pense-t-il · texte numérisé non relu

La coHApiraliou <ic se» cnncriiis, pense-t-il

2. Il parait, d'après Rousseau luinuMnc, qu'il n'est pas »iir du nom ; mais il maintient le fond de l'anecdote.

étant arrêtée, elle sonna pour savoir quelle heure il était. On lui dit qu'il était quatre heures. « Cela étant, dit-elle, il est trop tard pour aller au hal; qu'on ôte mes chevaux. » Elle se fit déshabiller et passa le reste de la nuit à lire.

Depuis qu'on me raconta ce trait, j'ai toujours désiré de voir Mme de Talmont, non seulement pour savoir d'ellemême s'il est exactement vrai, mais aussi parce que j'ai toujours cru qu'on ne pouvait prendre un intérêt si vif à VHéloïse, sans avoir ce sixième sens, ce sens moral, dont si peu de cœurs sont doués, et sans lequel nul ne saurait entendre le mien;

Ce qui me rendit les femmes si favorables fut la persuasion où elles furent que j'avais écrit ma propre histoire, et que j'étais moi-même le héros de ce roman*. Cette croyance était si bien établie, que Mme de Polignac écrivit à Mme de Verdelin- pour la prier de m'engager à lui laisser voir le portrait de Julie. Tout le monde était persuadé qu'on ne pouvait exprimer si vivement des sentiments qu'on n'aurait point éprouvés, ni peindre ainsi les transports de l'amour, que d'après son propre cœur. En cela l'on avait raison, et il est certain que j'écrivis ce roman dans les plus brûlantes extases ; mais on se trompait en pensant qu'il avait fallu des objets réels pour les produire : on était loin de concevoir à quel point je puis m'enflammer pour des êtres imaginaires. Sans quelques réminiscences de jeunesse et Mme d'Iîoudetot, les amours que j'ai sentis et décrits n'auraient été qu'avec des sylphides. Je ne voulus ni confirmer ni détruire une erreur qui m'était avantageuse. On peut voir dans la préface en dialogue, que je fis imprimer à part, comment je laissai là-dessus le public en suspens.

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