A Genève. — 11 a sur le cœur la condamnation d'Emile
3. L'abbesse de Gomerfonlaine, dont il fit connaissance pendant son séjour au château de Trye. — Le recueil dont il parle est perdu.
-4. L'auteur anglais de Paméla et
sps tableaux et sur la multitude de ses personnages. Richardson a, en elFet, le mérite de les avoir tous bien caractérisés: mais quant à leur nombre, il a cela de commun avec les plus insipides romanciers, qui suppléent à la stérilité de ItMirs idées à force de personnages et d'aventures. Il est lise de réveiller Tattenlion, en présentant incessmnment et • It's événements inouïs et de nouveaux visages, cpii passent ( ttuune les figures de la lanterne magique : mais de soutenir toujours cette attention sur les mêmes objets, et sans ivcntures merveilleuses, cela certainement est plus diffi- ( ile; et si, toute chose égale, la simplicité du sujet ajoute à la beauté de l'ouvrage, les romans de Richardson, supé- 1 it'urs eu tant d'autres choses, ne sauraient, sur cet arii( le, entrer en parallèle avec le mien. II est mort, cepenilaiit, je le sais, et j'en sais la cause*, mais il ressuscitera.
Toute ma crainte était qu'il force de simplicité ma marche ne fût ennuyeuse, et que je n'eusse pu nourrir assez l'intérêt pour le soutenir jusqu'au bout. Je fus rassuré par un fait (jui seul m'a plus llatté que tous les compliments qu'a pu m'attirer cet ouvrage.
Il parut au commencement du carnaval. Un colporteur le porta à Mme la princesse de Talmont*, un jour de bal de l'Opéra. Après souper, elle se fit habiller pour y aller, et, en attendant rheure, elle se mit à lire le nouveau roman. A minuit, elle ordonna qu'on mît ses chevaux, et continua de lire. On vint lui dire que ses chevaux étaient mis, elle ne répondit rien. Ses gens, voyant qu'elle s'oubliait, vinrenl avertir qu'il était deux heures. « Rien ne presse encore, w dit-elle en lisant toujours. Quelque temps après, sa montre
de Clarisse Uarlowe, romans fort goûtés alors en France,