‹ Extraits. Publié avec une introd. et des notesChapitre 139 sur 196 · Voy. Introd.f p. xlviii · texte numérisé non relu

Voy. Introd.f p. xlviii

;'i^n circonscrire; car, quoique je soisj)eut-être le seul au monde à qn[s;\ destinée en ait fait une loi, je ne puis croire < Ire le seul (Uii ait un goût si naturel, quoique je ne l'aie I ronvé jnsqi^'icji chez nul autrç.

Les rives du lac de Bioniu* sniil pîiis s;mv./i:ps et roman- | tiques que celles du lac de ricut'Vt', parce (lUc les rocherë l ^ <( les bois y bordent l'eau de plus près; mais elles ne sont pas moins riantes. S'il y a moins de culture (Je champs et /X le verdure naturelle, plus de prairies, d'asiîes ombragés 'If vignes, moins de villes et dé maisons, il y a aussi plus de Ixuages, des contrastes plus fréquents et des accidents plus I ij)prochés. Comme il n'y a pas sur ces heureux bords de -landes routes commodes pour les voitures, le pays est p'U fréquenté par Jles voyageurs, mais il, est iiTtéresscint pour des coniemplntirs solifnirps qui aiment à sjgnjvrer à loisir des charmes dr la natiiir, (l à se recueillir dans un silence que ne trouble aucun autre bruit que le cri' des aigles, le ramage entrecoupé de quelques oiseaux, et le roulement des torrents qui tombent de la montagne. Ce beau bassin, d'une forme presque ronde, enferme dans son milieu deux petites îles, l'une habitée et cultivée, d'environ une demi-lieue de tour; l'autre plus petite, déserte et en friche, et qui sera détruite à la (in par les transports de terre qu'on en ôte sans cesse pour réparer les dégâts que les vagues et les orages font à la grande. C'est ainsi que la substance du faible est toujours employée au profit du puissaoi'.

Il n'y a dans l'île qu'une seule maison, mais grande, agréable et commode, qui appartient à l'hôpital de Berne, ainsi que l'île, et où loge un receveur avec sa famille et ses domestiques. Il y entretient une nombreuse basse-cour,

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