‹ Extraits. Publié avec une introd. et des notesChapitre 146 sur 196 · SCÈNES DE LA MUETTE ET DE LA CHEVRETTE · texte numérisé non relu

SCÈNES DE LA MUETTE ET DE LA CHEVRETTE

Un dimanche nous étions allés, ma femme et moi, dîner à la porte Maillot : après le dîner nous traversâmes le bois oe Boulogne jusqu'à la Muette; là nous nous assîmes sur ^Tierbe à l'ombre en attendant que le soleil fût baissé, pour nous en retourner ensuite tout doucement par Passy. Une vingtaine de petites filles, conduites par une manière de religieuse, vinrent, les unes s'asseoir, les autres folâtrer issez prés de nous. Durant leurs jeux, vint à passer un (nihliiMU* avec son tambour et son tourniquet, qui cherchait pratique : je vis que les petites filles convoitaient fort les oublies, et deux ou trois d'entre elles, qui apparemment pf)ssédaient cj<ielques liards, demandèrent la permission de jouer. Tandis que la gouvernante hésitait et disputait, j'app«'lai l'oublieur et je lui dis : « Faites tirer toutes ces demoi.^elles chacune à son tour, et je vous payerai le tout. » Ce mot répandit dans tout<^ la troupe une joie (|ui seule eût plus que payi' ma bom'se, «juand je l'aurais toute enqdovée

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«^oiiim»' j»' \i> qu'elles s'empressaient avt'j- un peu de iifusion, avec l'agrément de la gouvernante je les fis ranger toutes d'un côté, et puis passer d(^ l'autre côté l'une après l'autre, à mesure cpTelles avaient tiré. Qiu)i(pril n'y • lit point de billet blanc', et qu'il revînt au moins une t'ublie à chacune de celles ipii n'auraient rien, (pi'aucune d'elles ne pouvait donc être absolument mécontente, afin

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