‹ Extraits. Publié avec une introd. et des notesChapitre 188 sur 196 · XVIII. — A M DU PEYHOU · texte numérisé non relu

XVIII. — A M DU PEYHOU

A Paris, 2 juillet 1771.

J'ai été hier, mon cher hôte, chez vos banquiers recevoir l'année échue de ma pension de milord maréchal ^ : ce n'est pourtant pas uniquement pour vous donner cet avis que je vous écris aujourd'hui, mais pour vous dire qu'il y a longtemps que je n'ai reçu directement de vos nouvelles; heureusement le libraire Rey, qui vous a vu à Neuchàtel, m'en a donné de vous et de Mme du Peyrou, d'assez bonnes pour m'ôter toute autre inquiétude que celle de votre oubli. Êtes-vous enfin dans votre maison? est-elle entièrement achevée, et y êtes-vous bien arrangé? Si, comme je le désire, son habitation vous donne autant d'agrément que son bâtiment vous a causé d'embarras, vous y devez mener une vie bien douce. Je me suis logé aussi l'automne dernier, moins au large et à un cinquième*, mais assez agréablement selon mon goût, et en grand et boii air, ce qui n'est pas trop facile dans le cœur de Paris. Si vous me donnez quelque sigjie de vie, je serais bien aise que vous me donnassiez

que fit M. de Choiseul, le 29 mars:

il y a lieu ccpeiuianl de conjecturer, d'a|)rèsune lettre de Rousseau à Moultou, du 5 novembre 1768, que cette réponse fut oblijreante. A ce moment, i'iousseau voulut encore quitter la France, demanda un passeport, lobtint, mais se montra fort irrité que le ministre le lui eût envoyé sans

le prier de n'en pas faire usage.

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