‹ ExtraitsChapitre 54 sur 95 · DONA LUCREZIA, GENNARO · texte numérisé non relu

DONA LUCREZIA, GENNARO

On voit toujours dans le compartiment kustighello immobile derrière la porte masquée.

DON A LUCREZIA

Gennaro! — vous êtes empoisonné I

GENNARO

Empoisonné, madame!

DO>"A LUCREZIA

Empoisonné!

GENNARO

J'aurais dû m'en douter, le vin étant versé par vous.

D 0 N A LUCREZIA

Oh! ne m'accablez pas, Gennaro. Ne m'ôtez pis le pru de force qui me reste et dont j'ai besoin encore pour quelques instants. Écoutez-moi. Le duc est jaloux de vous, le duc vous croit mon amant. Le duc ne m'a laissé d'autre alternative que de vous voir poignarder devant moi par Ruslighello, ou de vous verser moi-même le | oison Ln poison redoutable, Gennaro, un poison dont la seule idée fait pâlir tout italien qui sait l'histoire de ces vingt dernières années.

GENNARO

Oui, le poison desBjrgia!

DON A LUCREZIA

Vous en avez bu. Personne au monde ne connaît de contrepoison à cette composition terrible, personne, exce, té le pape, monsieur de Valentinois et moi. Tenez, vojez cette fiole queje porte toujours cachée dans ma ceinture. Cette fiole, Gennaro, c'est la vie, c'est la santé, c'tst le salut. Une seule goutte sur vos lèvres, et vous êtes sauvé !

Elle veut approcher la fiole des lèvres de Gennaro, il recule. GENNARO, la regardant fixement.

Madame, qui est-ce qui me dit que ce n'est pas cela qui est du poison?

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