Arch. nat., O
2. Voici, d'après les notes d’archives, les prix de quelques-uns de ces travaux pour les Gobelins :
En 1757, mémoire pour un tableau représentant Vénus qui fait forger des armes pour Enée (c'est le n" 708 du Louvre), estimé 3,Coo livres.
Les Forges de Lemnos (ce tableau, destiné pour les Gobelins, a 10 pieds de largeur), estimé 3, 600 livres.
Sujets d’enfants relatifs au précédent (10 pieds de hauteur sur 5 pieds de largeur), estimé 1,800 livres. (O1, igSa-itpS.)
En 1759 et 1760, paraissent les gravures par Gaillard de Jupiter et Calisto, faisant pendant à Jupiter et Léda, qui étaient aussi destinés aux Gobelins.
En 1761, autre mémoire d’un tableau « destiné pour être exécuté en tapisserie aux Gobelins », représentant les Génies des arts (10 pieds carrés), estimé e,5oo livres.
En 1764, les Amours de Neptune et Amymone (6 pieds 2 pouces de largeur sur 4 pieds 6 pouces de hauteur), estimé 2,000 livres. (O1, 1934B.)
Vcrtumne et Pomone et Y Aurore et Céphale (3 pieds 10 pouces de largeur sur 4 pieds 6 pouces de haut), estimé 2,000 livres.
La plupart de ces tableaux sont au Louvre et à Trianon. On peut citer encore Amynthe et Sylvie (n" 71 5 du Louvre); le But (n" 716 du Louvre); une suite des Métamorphoses, conçue dans un sentiment analogue au Don Quichotte de Coypel; le Pécheur (1767); la Diseuse de bonne aventure, à Trianon; Psyché et l’Amour; Diane et Endymion ; le Repas; la Danse; la Musique; les Confidences, et des Amours ou Enfants jouant. Toutes ces peintures ne sont guère que des redites d’une main à la fois pressée et alourdie.
Peinture commandée à Bouclier par la marquise de Pompadour,
LES ARTISTES CELEBRES
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mais, à mesure que les tentures ont vieilli, des altérations se sont produites, inégales suivant les tons — l’accord des parties s’est rompu et l’œuvre s’est disloquée.
Au Salon de iy55 , Boucher avait encore fait défaut. « On soupçonne, disait le Mercure , que ces petits écrits furtifs que l’envie ou le besoin produisent contre le talent à chaque exposition, en sont la cause secrète1 2. » Mais, en 1757, il ne put se dispenser d’exposer le portrait de Mmede Pompadour, qu’il avait fini l’année précédente. Il avait peint pour elle la Muse Erato et la Muse Clio mais elle était la Muse patexcellence, et « comme les arts ne peuvent rencontrer de protection plus utile à leurs progrès que celle des grâces, il est juste que les artistes donnent une espèce d’immortalité à leur bienfaitrice 3. » Ce n’était pas la première fois que Boucher s’acquittait de ce devoir. Le catalogue de la vente Sireuil décrit, sous le numéro q.5, « un portrait de la marquise de Pompadour, vue de trois quarts; elle est représentée coiffée en cheveux, et la gorge à demi découverte. Ce précieux morceau peut être regardé comme un des chefs-d’œuvre en pastel de notre école »; — une estampe en couleur, d’après un autre portrait où elle est représentée en jardinière, porte la double indication : Boucher iy5i. Bonnet 1769. — A la Bibliothèque nationale, dans le recueil des planches gravées d’après Boucher, on trouve une aquatinte avec ce titre : Madame la marquise de Pompadour , morte en 1764. Boucher, pinx. — L. Watson , sculp.; elle y est représentée en buste, la poitrine nue, une draperie flottante rattachée sur l’épaule, des perles dans les cheveux tressés très courts, le nez fort, les lèvres grosses et sensuelles : de tous les portraits de Boucher, s’il est bien de lui, c’est celui qui a le plus Y air ressemblant. — Le musée de Versailles (n° 3682) possède un autre portrait d’un travail assez lourd et comme embarrassé, en buste, de face, la poitrine nue, des fleurs dans la main droite ramenée vers l’épaule gauche, où le bout d’une draperie d’un vert bleuté rompu de jaune est retenu par un ruban bleu passé en bandoulière sur le sein découvert; un bouquet de fleurs bleues et jaunes est posé dans les cheveux poudrés; les joues sont fardées.
A l’exposition du boulevard des Italiens, on put voir, à côté du portrait