‹ F. Péron, naturaliste, voyageur aux terres australes. Sa vie, appréciation de ses travaux, analyse raisonnée de ses recherches sur les animaux vertébrés et invertébresChapitre 6 sur 33 · ES ONE · texte numérisé non relu

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puis à Wesel, enfin à la citadelle de Magdebourg où il donna à son ami malade les soins les plus affectueux. Pendant le cours de ce triste voyage en Prusse, nous apprend M. Brugière, les fatigues et les misères de la captivité n’étouffaient pas en lui le goût de l'étude ; il prenait note de tout ce qui pouvait l’intéresser sous le rapport des mœurs, des habitudes des différentes populations qu’il visitait, ainsi que des productions des diverses provinces. C’est la curiosité du savant qui déjà se révèle. Enfin, à la fin de 1794, il y eut un échange de prisonniers. À la suite des privations de la captivité, Péron avait perdu l’œil droit sur lequel une taie existait auparavant et qui était singulièrement affaibli. Cette infirmité emportait un congé de réforme. Il fut de retour à Cérilly le 30 août 1795.

Il avait vingt ans, était sans état, sans fortune, mais apte à tout. Il fut d’abord secrétaire de la mairie, et comme on le remarque dans un des éloges de Péron, ce travail aride d’archives mal tenues était excellent pour lui faire comprendre les avantages d’une classification méthodique et perfectionner en lui cet esprit d'ordre qu’il eut au plus haut degré.

Cet emploi ne pouvait le mener à rien, « C’est alors, dit M. » de Rochefort, qu'il fut présenté à mon aïeul maternel, » Pierre-Lazare Petitjean, notaire à Cérilly, homme plein » de savoir et d’érudition. Après avoir fait subir à Péron un » examen approfondi, il jugea qu'il était capable de suivre » des professeurs de hautes sciences et qu’il n’y avait que Paris » pour cette vaste intelligence. Péron, dont le cœur était aussi » haut placé que son désir de s’instruire était ardent, se jeta » dans les bras de son bienfaiteur, en apprenant cette heu- » reusenouvelle, l'appelant son second père. Un'oublia à aucune » époque de sa vie les sacrifices que s’imposait pour lui ce véné- » rable vieillard. En tête d’un magnifique exemplaire de ses » ouvrages dontil faisait hommage à M. Petitjean, il avait écrit :

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