F. X. GARN EAU
Une troisième édition de l'His-
loire de M. Garneau a été publiée en 185
M. Garneau à encore publié,
Monsrevr,
ce......J'avais été heureux, ques années, de tronver dans Non-seulement des informat tantes, mais Ja traditi
il y a quel.
ans votre livre 1OnS très-impor-
à nous autres, il y à un grand intérêt de Civilisation à ce que l'élé
Prépondérant, ne devien
pôle nord jusqu’à l'Isth Pas totalement les é]
dans le Journal de Québec, en 1855, un Voyage en Angleterre et en France, qu'il avait d'abord eu lintention de réunir en un volume.
Mais il jugea ensuite cette œuvre
pano-indien. La variété est le principe du progrès.
Agréez, je vous prie, monsieur, mes sentiments les plus distingués et les plus sympathiques.
H. Marin.
Paris, ler avril 1862.
M. Henri Martin est, en ce moment même, le candidat qui paraît devoir succéder au fauteuil de M. Dupin à l’Académie Française. On cite déjà les noms des académiciens qui sont favorables à son élection :
ce sont MM. Thiers, Guizot, Mignet, le duc de Broglie, le prince Albert de Broglie, Prevost-Paradol, Villemain, de Barante, Viennet, Flourens, Saint-Marc Girardin, Rémusat, Berryer, Ponsard, Sainte-Beuve, Augier, Dufaure, Legouvé, Laprade, de Montalembert et le comte de Falloux.
On regrette qu’un esprit si éminent et qui réunit de tels suffrages, appartienne par ses doctrines à l’école rationaliste.
trop imparfaite pour lui donner cette forme définitive. Les fragments les plus intéressants en ont été publiés dans le Foyer Canadien, dont M. Garneau était un des collaborateurs.
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Maladie de M. Garneau—S$Sa mort.
Cependant les longs travaux de M. Garneau avaient peu à peu miné sa santé ; 1l fut attaqué d’épilepsie. Ce fut en 1843 qu'il ressentit les premières atteintes de cette maladie cruelle. Les trois années suivantes, le mal sembla avoir disparu ; mais en 1846, il éclata de nouveau, terrible, incurâble. À la suite d’une attaque de typhus. compliqué d’un érésipèle au visage, qui le conduisit aux portes de la mort, il parut presque, guéri pour la seconde fois.
Ce fut le Dr. Jean Blanchet qui le sauva par des soins éclairés autant qu'assidus. M. Garneau en garda toujours le souvenir, et dans le désir de marquer sa reconnaissance à celui qui l'avait arraché à la mort, il lui dédia, en 1855, le livre de son Voyage. A la mort du Dr. Blanchet, en 1857, il fut le promoteur d’une souscription publique pour édifier sur sa tombe { le monument que l’on admire au- | jourd’hui sous les grands arbres du cimetière Saint-Charles.
Pendant quelque temps on espéra que l’illustre malade recouvrerait la santé; maïs l’assiduité autravail et l'application qu’exigea de lui la correction de son Histoire, réveillèrent le mal avec une recrudescence telle qu’il y a deux ans, au mois de mai 1864, M. Garneau dut se démettre de ses fonctions de Greffier de la Cité, qu'il occu-
qui pait depuis 1844. La ville lui ac-
rés corda alors une pension de £200,
en en considération des services qu’il
ans avait rendus non-seulement à la
aise cité dans l’accomplissement de sa |
é à charge, mais encore au pays tout |
, le entier par ses importants travaux
Lort d'histoire. L
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pu- ans ses rapports SOCIAUX, M. | |
Le Garneau était d’une réserve et |
hu: d’une politesse exquises : c'était le Hu |
4 type du gentilhomme accompli. HE |
Modeste, comme le véritable mé- DU | rite, il se défiait toujours de lui- |
même; cette timidité naturelle, mêlée d’une noble fierté, l’a continuellement tenu éloigné des luttes politiques, où ses talents et sa réputation lui assignaient un rôle émment.
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Chez lui, la conduite de l’homme tds a toujours été d'accord avec es principes sévères de l'historien.
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| Cette rigidité a même refroidi ses | rapports avec plusieurs de ses amis de jeunesse, qui croyaient pouvoir suivre une voie différente.
Malgré certainesopinions émises j dans les premières éditions de son { : Histoire et qui ont été jugées peu conformes à la rigueur des saines | doctrines, M. Garneau était un
| homme sincèrement religieux. Sa l Que de fois n’a-t-on pas été édifié, ( | dans les tristes moments où on le la r IR voyait aux prises avec son cruel d'u mal, de l'entendre murmurer tout ‘ les | bas l’Ave Maria, même au milieu une du trouble de ses facultés. me:
Il a donné d’ailleurs une preuve is
éclatante de sa piété filiale envers angl
l'Eglise en soumettant humble- Le
ment la dernière édition de son e
Histoire à un ecclésiastique com- Il
pétent, et en faisant plein droit à l'A
aux observations qui lui avaient
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été suggérées. Dans un pays profondément catholique comme le nôtre, on est peu étonné d’une telle conduite ; mais si un pareil fait se produisait en France, par exemple, on n'aurait pas assez d’éloges pour celui qui en serait l’auteur. Sachons, du moins, reconnaître ce qu'il renferme de généreux et de consolant pour notre société.
Comme on devait s'y attendre, la mort de M. Garneau a été celle d'un vrai chrétien. Il a supporté les souffrances de sa maladie avec une patience inaltérable. Parfaitement résigné à la volonté de Dieu, 1l s’est préparé au moment supréme, et a reçu les derniers sacrements avec une plété profondément édifiante.
Ilsestéteint, le 2 février dernier, à l’âge de cinquante-six ans et sept mois.
Le cri de denleur qui a retenti dans tout le pays à la première nouvelle de sa mort, et qui n'est pas encore calmé, est le plus bel éloge que l’on puisse faire de son mérite : c’est l’oraison funèbre de la patrie en deuil.
Par un mouvement tout spontané, une souscription nationale s’est organisée dans le but de lui élever un monumentet de donner à sa famille un témoignage de la reconnaissance publique. Ce mouvement, qui s’est propagé rapidement dans toutes les parties du pays, et quise continue encore au moment où nous écrivons, nous donne lieu d'espérer qu’il produira des résultats dignes de celui qui en est l’objet.
En parlant de la mort de M.
Garneau, comment oublier cette autre perte cruelle qui l’a précédée
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ponnale e lui nner de la
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de si près, comment ne pas donner un souvenir, une larme à son disne émule, M. Ferland, tombé luiaussi, avant le temps, victime de son dévouement à la scienceet à la patrie.
On ne lira pas sans émotion la lettre suivante, que M. Garneau adressait en 1861 à M. Ferland, en accusant réception du premier volume de son Cours d'Histoire du Canada. C’est un témoignage vivant de la touchante amitié qui unissait ces deux grands citoyens, et de leur commune sollicitude pour l'avenir de leur cher Canada.
Samedi, 24 août 1861.
M. Garneau prie M. Ferland, de vouloir bien accepter ses hommages, et en même temps ses remerciments pour le premier volume de son Cours d'Histoire qu'il a eu la complaisance de lui envoyer.
M. Garneau est passé chez M.
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