Blanche est partie l
Tout est désert et lugubre autour de moi ; je n’ai pas parlé à ma mère depuis deux jours.
Hier , après son départ , j’ai couru dans tous les endroits où je l’ai vue. Hélas ! au milieu de mon deuil, la nature est riante, le
FA OIÈZE
soleil brille; son éclat m’a plus attristé cent fois que n’eût fait la vue d’un linceul.
Âdieu, ma Blanche, mon âme, ma vie I Je te reverrai bientôt; et moi aussi j’irai à Ober- Wesel.
Tu es partie, et je n’ai pas môme pressé ta main ; j’aurais redouté plus qu’un sacrilège de faire répandre sur tes joues virginales la rougeur de la honte.
OafI dit le baron, ma mère avait bien raison de dire que je finirais mal.