XXVI. ~ LA RESURBECTION
La nuit était fort avancée, lorsque l'esclave noire, après avoir arrangé, à sa grande satisfaction, toutes les négociations relatives à son mariage.', reprit le chemin de la demeure de sa maîtresse. C'était une nuit d'hiver, nuit très-froide. Aussi étail-elle enveloppée d'un épais manteau et se bâtait, peu disposée à être dérangée dans sa course. Cependant la nuit était claire, et la lune argentait de ses rayons la nappe mobile de la meta sudans^. Arrivée là, elle s'arrêta, et, après un silence de quelques instants, laissa échapper un bruyant éclat de rire provoqué sans doute par quelque ridicule souvenir qui lui revenait à la vue de cette belle fontaine. Elle allait continuer son chemin, quand elle se sentit brusquement arrêter par le bras.
— Si vous n'aviez pas ri. s'écria l'interrupteur d'un ton aigre, je ne vous aurais pas reconnue peut-être ; mais ce rire d'hyène est reconnaissable entre mille. Écoutez ! voici les bêtes sauvages, vos parentes d'Afrique, qui vous répondent du fond de l'amphithéâtre. Qu'est-ce donc qui vous réjouit ainsi, s'il vous plaît ?
— C'est vous.
— Moi?
— Oui; je songeais à notre dernière entrevue qui a eu lieu en" cet endroit même, et je me disais que vous aviez été bien ridicule.
(1) Le lecteur, si jacoala il visite le palaie de cristal de Sydenham pr^-s de Londres, y trou • ▼era dans la cour romaine un très -beau specimeu Uu Forum romain. Sur le monticule élevé de la colline Palatine, entre le» area de Titui et de Con&tantia, il verra une chapelle isolé»^ de belles dimeniioni. Ccet la chapelle à laquelle nous faisons allusion. Kilo a été restaur** tout r/^cemment p&r \l. facaille Barberlsi.
(JS) La fontaine que noui avons décrite plue haut.