LA SURPRISE AGREABLE
— Mon cher Alfred? ~ Plalt-il maman?
— Nous louchons au beau jour de l'an ; Pour moi, jourdo souhaits, de vœux, de simagrées.
— Et pour moi donc, maman, d'ctrciines, de dragées ! Ah î bon an, mauvais an, que ne vient-il cent fois I
Ou pour le moins un jour par mois.
Alors on est heureux j on court, on se promène. Le front joyeux, la poche pleine De bonbons nombreux, excellents, Que Ton conserve une semaine Et parfois même plus longtemps, Car on sait qu'aux petits enfants Le sucre fait tomber les dents.
— Renonce, cette ;mnce, aux étrennes d'usage. Mon Alfred; il te faut et mieux et davantage,
Par exemple un grand sabre avec un beau fusil.
— Bonne maman, ainsi soit-il.
— Mais ces charmanls joujoux payé? torl clier, sans doute.
Venus hier du grand Paris.
Il faudra les gagner, mon fils.
— Oh! je veux bien, parle, maman, j'écoule.
— Voyons si des leçons tu fais un peu profit : Reponds à ma demande et cela me suffit ;
Où donc est Dieu ? Sans rien rabattre Aux deux objets promis j'ajoute deux dadas.
— Eh î bien, moi je l'en donne quatre, Maman, si tu me dis où le bon Dieu n'est pas.