L'ANE, LE ROSSIGNOL ET LE SERIN
Un jeune roussi n d'Arcadie, Avec certain cheval allait de couipagnie
Ronger riicrbe au boi"d du chcniin; Ils entendent chanter, au sein de la prairie,
Le rossignol et le serin.
« L'âne dit : « Sots oiseaux, vous essayez en vain
De charmer, par votre ramage,
Les habitants du voisinage ^ On vous sifflcj et moi-même, un baudet, je prétends Effacer>os duos de mes sons^cclatants i
Je chanterai donc, pour vous plaire,
La chanson de mon défunt père. »
Notre âne alors se met à braire,
Puis, se dressant avec transport :
«Eh! voyez -vous, dit-il, comme je chante fort Ify
Camarade, aussitôt s'écrie
Maître cheval, témoin de sa folie,
<{ Tu fais du bruit, c'est vrai, mais non de rharmonie ; A la ville, à la cour, dans les champs, en tous lieux, Qui chante le plus fort ne chante pas le mieux. Ecoute de mon père une vieille sentence : 'S'