‹ FablesChapitre 29 sur 60 · LE LION , LE LIONXEAU ET LE LOUP · texte numérisé non relu

LE LION , LE LIONXEAU ET LE LOUP

Le Lion, aiT-ivë d'un périlleux voyage.

Reposait, fatigué, clans sou antre sauvage. Pan! pan! ;■• Holà! qui frappe à la porte ilu roi, )> Dit seigneur lionceau? Le loup répond :a C'est moi. J'apporte, prince, au i^rand rui. votre père.

Un modeste petit airneau :

Il est tendre, il e.-t gr^s : une autrefois, j'espère

Faire un présent un peu plus beau. /• — « C'est fort bien, ajouta le joyeux lionceau ;

A mon papa je vai- le dire. ■■• L'enfant court ver- '' : : '- : ' .- — • 0 noble sire. Leloup. notre v ^ ie à vous parler. -

— :• Lk misérable I il o-e (-ncoi-i:

A::; :::.:: '' ' : ■ :'^ibhore?

Le jour où pourchass'; . f.n furie.

. - ': ^^ nt une retraite a m i e :

Il me repoussa lâchement : - Il me fc»ut bien venger, et voici le moment. »> Le lionceau repart :" — « Mais il tient sur IVcliine

Un bel agneau ([u'ilvous deslinc. »

— « Ouvre-lui vile, mon enfant:

Car, sans tloule, ce loup généreux et galant, S'ilm'avaitjeconnu, loin de fermer sa porte,

M'eût accueilli d'une autre sorte. »

Souhaitez-vous des croix, des menlions,

Des faveurs et des pensions?

Voulez-vous adoucir tel employé farouche? Payez dîners, galas... Croyez-moi, ces messieurs,

A voire conduite un peu louche

Applaudiront à qui mieux mieux ;

Plus on leur fait ouvrir la bouche,

Plus on les voit fermer les yeux.

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