LE LION , LE LIONXEAU ET LE LOUP
Le Lion, aiT-ivë d'un périlleux voyage.
Reposait, fatigué, clans sou antre sauvage. Pan! pan! ;■• Holà! qui frappe à la porte ilu roi, )> Dit seigneur lionceau? Le loup répond :a C'est moi. J'apporte, prince, au i^rand rui. votre père.
Un modeste petit airneau :
Il est tendre, il e.-t gr^s : une autrefois, j'espère
Faire un présent un peu plus beau. /• — « C'est fort bien, ajouta le joyeux lionceau ;
A mon papa je vai- le dire. ■■• L'enfant court ver- '' : : '- : ' .- — • 0 noble sire. Leloup. notre v ^ ie à vous parler. -
— :• Lk misérable I il o-e (-ncoi-i:
A::; :::.:: '' ' : ■ :'^ibhore?
Le jour où pourchass'; . f.n furie.
. - ': ^^ nt une retraite a m i e :
Il me repoussa lâchement : - Il me fc»ut bien venger, et voici le moment. »> Le lionceau repart :" — « Mais il tient sur IVcliine
Un bel agneau ([u'ilvous deslinc. »
— « Ouvre-lui vile, mon enfant:
Car, sans tloule, ce loup généreux et galant, S'ilm'avaitjeconnu, loin de fermer sa porte,
M'eût accueilli d'une autre sorte. »
Souhaitez-vous des croix, des menlions,
Des faveurs et des pensions?
Voulez-vous adoucir tel employé farouche? Payez dîners, galas... Croyez-moi, ces messieurs,
A voire conduite un peu louche
Applaudiront à qui mieux mieux ;
Plus on leur fait ouvrir la bouche,
Plus on les voit fermer les yeux.