‹ Fables canadiennes [microforme]Chapitre 117 sur 182 · LIVRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME

Mille éclatantes draperies :

Et, pendant les jours orageux,

Au lieu de cette étrange foudre

Qui cherche À tout réduire en poudre, Je ferais, dans les cieux couverts, Entendre mille chants divers.

Si j'étais maître, enfin, pour traverser Je monde On ne construirait plus ces bateaux à vapeur, Ni ces chemins de fer, qui vont à faire peur Sur la terre ou sur l'onde ; Mais l’homme, infatigable et rapide à la fois, S'élancerait partout sans rencontrer d’obstacle : Tout serait sournis à ses lois.

Que ce serait un beau spectacle !

Ah ! oui, si j'étais maître …

Il ne put achever, Car il tomba soudain dans une fosse creuse

Saus pouvoir se relever.

—Si j'étais maître, moi, dit d’une voix moqueuse Mathurin son gai compagnon,

Je vous tirerais bien de cette affreuse fosse ; Mais la difficulté me paraît assez grosse ;

L J’attendrai du secours, Méditez, mon mignon,

Vous me direz, après, ce que vous pourriez faire

Pour vous tirer d'affaire

Si vous étiez vraiment le maître tout à coup.

| — Ah! je ne le sais pas beaucoup ;

Mais je sais que si je remonte,

Mathurin, je n’oublierai pas,

Pour être de bon compte,

Que j'étais maître enfin de mieux guider mes pas.

LI Ne cultivons pus l'utopie ;

La terre où nous vivons vaut bien notre wmitié ; Pratiquons la philantropie,

Mais regardons toujours où nous mettons le pié.

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FABLE IV

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