LIVRE QUATRIÈME
Pour les oiseaux et pour le: hommes, Dans ce monde où nous sommes, Qu'un amour tendre partagé Près d’un berceau qui chante ou d’un nid ombragé ?
Ils virent des forêts superbes, Ils virent des cieux éclatants, Des lieux qu’un éternel printemps Voile de vives fleurs et d’odorantes herbes ; Ils entendirent de doux chants ; Ils entendirent, dans les champs, Passer, comme un soupir, la brise parfumée ; Ils entendirent, dans les bois, De l'aurore et du soir les ineffables voix Moduler doucement—prière accoutumée— Des hymnes saints pour le Seigneur ; Puis ils volaient toujours. Et dans leurs folles courses Toujours ils s’éloignaient des sources Du vrai bonheur,
Mais un jour cependant ils plièrent leur aile Et se construisirent un nid.
Le même soir qu’on le finit
Un oiseau carnassier qui cherchait la querelle Vint en prendre possession,
Pour fuir la persécution Nos jeunes voyageurs s’envolèrent encore :
Et leur vol rapide et sonore Ala sabattre loin, dans un bosquet d’ormeaux Dont le feuillage vert séparait deux hameaux, Quand nos cœurs sont blessés nous allons, loin du monde, Des oiseaux et des fleurs demander l'amitié ; Mais les petits oiseaux, dans leur peine profonde, Se rapprochent de lhomime et cherchent sa pitié. Notre couple fidèle et tendre Sentit se calmer ses tourments, Et sous les feuilles fit entendre De suaves roucoulements,
L'allégresse iei-bas est de courte durée Et la paix la mieux assurée S'évanouit en un moment,
Le couple charmant Que lamour embrase, Le couple Joyeux, Comme des perles dans un vase, A mis des œufs mignons au fond d’un nid SOyeUX, Mais une viciile pie Vient, d’une grifie impie, Crueliement broyer Cet espoir du foyer,
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