LES DEUX
La fortune souvent vient pendant qu'on sommeille :
C'est un de ces dictons Qui tiennent un peu trop la paresse vermeille, C’est jicasible après tout : elle marche à tatons ; Muis il He St mble plus SUUe ] Je courir ap :
Que de l'attendre au passage :
on le sait, toujours pres,
Elle he passe pit Il est de fait aussi que souvent elle échappe
A celui qui l'attrappe $
À Elle est coquette, voyez-vous, Nous donne le vertige Et se moque de nous,
Sur ce point en litige } Deux frères différaient d'avis, Et les chemins par eux suivis Ne furent pas les mêmes,
Négligeant tous les stratagèmes,
L'un demeura dans su maison,
Voyant avec indifférence
Naître et mourir chaque saison,
L'autre, toujours plein d'espérance, î Parcourut des bords étrangers.
Il vit des réLIons SAUVALES,
Il vit aussi les chauds rivages
Où fleurissent les orangers ;
Puis après ces lointaines courses
Il revint au pays natal,
—(Jjuelles sont tes ressources ?
Nous reviens-tu chargé du précieux métal,
Lui demanda son frère.