‹ Fables canadiennes [microforme]Chapitre 162 sur 182 · LIBERTÉ ET FATALITÉ · texte numérisé non relu

LIBERTÉ ET FATALITÉ

Deux amis diseutaient une chose fort grave :

La liberté ;

L'un disait : On est libre, et l’autre : On est esclave | De la fatalité,

Le discours s’anima ; l’on en vint aux injures En guise de raisons.

On se traita de tout: d’ignares, de parjures

Et d’oisons,.

Le partisan du libre arbitre,

Roues

ET ne

Pour finir le chapitre, En appelant l’autre un mulet, | Braqua sur lui son pistolet.

| —Comment! tu voudrais done tuer un camarade, | Au mépris du devoir, au mépris de l’honneur ? il! S'écria, stupéfait, le second raisonneur.

| — Pourquoi, dit le premier, cette belle tirade

| Si je ne suis pas libre et ne puis décider ?

C’est tout en ma faveur que tu viens de plaider ;

F) Je ne voulais pas autre chose,

Tu me crois hibre : alors, ne crains done pas que j'ose,

Dans un emportement brutal, Te porter quelque coup fatal.

La liberté, ce bien sublime, Où notre science s'ubime, | Ne se luisse guère expliquer | Muis ne cesse jumuis de se voir invoquer.

le

FABLE XII

su:

J ose,

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