LIBERTÉ ET FATALITÉ
Deux amis diseutaient une chose fort grave :
La liberté ;
L'un disait : On est libre, et l’autre : On est esclave | De la fatalité,
Le discours s’anima ; l’on en vint aux injures En guise de raisons.
On se traita de tout: d’ignares, de parjures
Et d’oisons,.
Le partisan du libre arbitre,
Roues
ET ne
Pour finir le chapitre, En appelant l’autre un mulet, | Braqua sur lui son pistolet.
| —Comment! tu voudrais done tuer un camarade, | Au mépris du devoir, au mépris de l’honneur ? il! S'écria, stupéfait, le second raisonneur.
| — Pourquoi, dit le premier, cette belle tirade
| Si je ne suis pas libre et ne puis décider ?
C’est tout en ma faveur que tu viens de plaider ;
F) Je ne voulais pas autre chose,
Tu me crois hibre : alors, ne crains done pas que j'ose,
Dans un emportement brutal, Te porter quelque coup fatal.
La liberté, ce bien sublime, Où notre science s'ubime, | Ne se luisse guère expliquer | Muis ne cesse jumuis de se voir invoquer.
le
FABLE XII
su:
J ose,