‹ Fables canadiennes [microforme]Chapitre 22 sur 182 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

— Comment ! tu m’as volé mon petit capital ?

Mon or si précieux tu me l'as, en cachette, Changé pour des jetons que personne n’achète ? Sur des pièces de cuivre, hélas ! infortuné, | Comme devant l'or pur je me suis prosterné ! + | J'en mourrai de honte et de peine !..…..

Oh ! laisse-moi.…, Ma fin aurait été sereine, Ingrat neveu, sans toi.

Lorsque l'on se fuit vieux l'on croit quitter le vice Et c’est le vice qui nous fuit :

La passion qui dort n’est que de l'artifice ; |

Elle porte au réveil toujours le même fruit. |

FABLE XIV et S LES DEUX ARBRES :

S Deux arbres à l’épais feuillage, Où l'oiseau chaque soir faisait son bahillage, Deux grands arbres étaient voisins :

Mais l’un avait passé, dans un vallon sauvage, F

. A l'abri de l'orage Des jours sereins, L'autre, tout au-dessus, au sommet de la côte, Avait été souvent Fouetté du vent,

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