‹ Fables canadiennes [microforme]Chapitre 40 sur 182 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

Et plus d’une éraillure,

En guise de rayons, marquetait le couvert.

Il avait fort scuffert

Ou de l'indifférence ou bien de la malice.

Quand je dis “ reposaient ” je ne rends pas justice Au plus brillant des deux, en vérité ; Car il était souvent, par quelque main mignonne, Ouvert et feuilleté.

Le plus vieux reposait. Presque jamais personne Ne venait le trouver pour causer avec lui :

On redoutait l'ennui, Mais les rares lecteurs qui parcouraient ses pages Comprenaient sur le champ son efficacité :

Is devenaient prudents et sages Et trouvaient le secret de la félicité.

Ceux qui feuilletaient l'autre acquéraient, au contraire, Un esprit téméraire Et confondaient souvent, dans leur fierté, L'abus avec la liberté,

Sous son masque charmant, voyez-vous, le beau livre Cachait certain poison Qui doucement enivre

Et trouble la raison ;

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ne.

Le

Mais, d’une expérievce sûre,

Le vieux bouquin

Pouvait guérir toute blessure Faite par son voisin,

Les personnes légères Nous amusent parfois mais nous nuisent toujours, Et les hommes sévères

Nous dépluisent souvent en nous portant secours.

fr!

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