LIVRE DEUXIÈME
T1 s’en allait, baissant la tête, Clopin-clopant et l'œil hagard, Quand il apercut un renard À l'air lésèrement honnîte.
L’accoster poliment Fut l'affaire d'un moment :
—Si vous vouliez, brave confrère, On irait de société
Pour manger À satiété
Et même faire bonne chère.
Je suis fort et vous êtes fin ;
L'on aurait vraiment peu de chance Si, ne pouvant faire bombance, L'on n'apaisait du moins la faim.
— Mon frère, votre idée est bonne :
Je signe avec vous un traité,
Et vive la fraternité !
Mais, pour que le succès eonronne Sans plus tarder notre projet, Partons ; vous n'aurez pas sujut
De regretter votre démarche,
En
— Depuis le matin que je marche J'ai déjà fait plus d’un bon coup, Reprit le loup.
—On a, là-bas, cueilli des pommes,
11 doit en rester sur le sol :
C’est le temps où rentrent les hommes … Des pommes, c’est toujours un vol ; Allons, ne manquons pas d'en prendre, Dit le renard.
—0O mon mignon,
Nous sommes faits pour nous comprendre :
Dit le loup à son compagnon.
Ils se mirent tous deux en route, N'avant sur leur succès nul doute.
Is ne trouvèrent pourtant rien, Rien qu’une ponune au fond de l'herbe, Mais elle était vraiment superbe Et valait bien - Deux ou trois pommes ordinaires.
C’est le renard qui la trouva,
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