‹ Fables canadiennes [microforme]Chapitre 5 sur 182 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

Rien ne fait naître l'amitié Comme la solitude :

On.lui montra de la pitié Puis, avec promptitude, Sans attendre le lendemain, On entra tour à tour au désert sans chemin.

Or, le deuxième Riait jusqu’à se sentir mal En regardant le dos du premier animal.

Le troisième riait de même Des deux premiers qu’il trouvait peu mignons. Et les autres, ma foi! qui venaient à la suite Tenaient bien la même conduite A l'égard de leurs compagnons.

Mais le plus insolent c'était l'être aux deux bosses.

__ J'aime mieux être seul et me perdre en héros

Que de marcher plus loin avec ces grands colosses

Qui menacent le ciel de leurs énormes dos, ’écria-t-il, branlant sa tête altière.

Puis il s’éloigna, le hautain, Laissant la troupe entière Disparaître dans le lointain.

Les défauts des œutres nous troublent Et souvent nous nous en moquons ;

Or, les nôtres, peut-être, en nombre les redoublent ; Jamais nous ne les 1emarquons. |

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FABLE. IV

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