‹ Fables canadiennes [microforme]Chapitre 68 sur 182 · CET · texte numérisé non relu

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fl 132 FABLES — À ma place je suis, j’y reste par devoir.

| Répondit le rocher sans du tout s'émouvoir } } Si j'allais obéir, ajouta-t-il, tes ondes 1! | Couvriraient les piaines fécondes fl D'un immense voile de deuil, Ai Et je deviendrais ton complice :

{ Renonce à ton caprice, À 1! Car je suis le seuil Lt, Que tu ne peux franchir, Ô mer impérieuse. Di:

; # Jusqu'en ses profondeurs la mer frémit alors:

Lt Elle fit tout à coup de suprêmes efforts | 1 Et s'en vint furieuse, Un Dans un terrible choc, Se briser en hurlant sur l’immobile roc.

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| Quelque place qu'on vous confie,

Faites votre devoir et demeurez sans peur.

La menare ne terrifie

), Que l’infidèle serviteur.

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TS TD Oran A Giants HORS Bi Rnb à fe PDU DELA iee ME DRE PRIE Ve hate seront PRE Al 2 te nr OP rer — . A! f ‘à i À FABLE XVII | LE SINGE MONTÉ SUR DES ÉCHASSES | | Un singe de courte stature, Î , , ni Mais de grandes prétentions, À Gardait rancune à la nature (1 De son manque d’attentions À Et cherchait toujours dans sa tête ‘fi

Le bon moyen de s'élever. |

Hi) du. .: or — Je l'ai! dit-il un jour, je l'ai! que je suis bête | De si longtemps rêver !.… 1 C’est bien simple: je vais monter sur des échasses.

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Mais il est un danger, je crois:

Sous mes petites jambes grasses On verra mes jambes de bois.

Bah! j'ai de bons amis qui, moyennant salaire, Pour cacher ce beau truc se tiendront près de moi. Ils vanteront ma taille et mon bras musculaire, Et moi je me tiendrai bien coi.

L'idée était originale 1: “ge orgueilleux en sut tirer profit.

urou va l’amitié vénale

Qui le bouffit.

Lorsque l’on vous dira qu'un homme vous surpasse Et que devant son nom tout nom s'anéantit, Regardez avec soin au tour de passe-passe,

Car tel qui paraît grand est parfois Lien petit.

moi e, FABLE XVIII LA CORNEILLE ET LA GRIVE urpasse La grive est d’une humeur sauvage et d’un cœur tendre ;

Elle aime la retraite et reste au fond des bois : C’est 1h qu’elle nous fait entendre Lit, | Des sons aussi moelleux que les sons du hautbois. La corneille, au contraire, Dont la voix est si laide et l'esprit si rusé, Semble surtout se plaire Près de l’homme civilisé.

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Peut-être qu'après tout elle se croit de force À lutter quelquefois de finesse avec lui; L’orgueil est une amorce, Même pour l'oiseau d'aujourd'hui.

Quoiqu'il en soit, une corneille Qui n'avait pas mauvaise oreille Et ne manquait pas de bon sens, Honteuse de ses laids accents, Eut une idée originale.

Or, la voilà qui prend son vol, Et, rasant le sol D'une aile matinale, | Elle se rend à la forêt, S'enfonce loin et puis arrive Sur un érable vert où nichait une grive.

—Il y va de ton intérêt, Dit-elle à l'oiseau solitaire, Quitte ce désert sombre. Il vaut autant se taire Que de chanter ainsi quand personne n'entend. Viens, je connais des lieux où l’on sera content D’applaudir, mon amie, à ta voix merveilleuse.

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