LIVRE DEUXIÈME
—Cet embarras, pourtant, malheureux incrédule, N'en existe pas moins quand, pour ne pas le voir, Votre esprit fier recule Ou se couvre d’un bandeau noir.
—Tout ca ce sont des mots ; à la mort tout s’effuce : Pour la terre ov est fait : c’est ici notre place Et pas ailleurs.
Le tombeau ne rend pas, tu le sais, sa poussière, Et la vie en la mort s’engloutit tout entière.
—Revenez dans deux mois ; à vos accents railleurs Je crois que je pourrai répondre.
L'incrédule partit : il était généreux.
— Vraiment, se disait-il, ces pauvres malheureux Sont bien faciles à confondre.
Il revint au temps dit ; c'était à la moisson.
— Eh bien! commenca-t-il, eh bien! pieux garcon, Je viens chercher votre réponse.
—Înterrogez mon champ, c’est lui qui la prononce. —Mais je l’écoute en vain.
— Vous avez vu ce grain.
Je l'ai mis au printemps dans une chaude terre ; Il a semblé pourrir ; tel ne fut pas son sort : Un germe plein de vie est sorti de la mort.
Voyez ce champ superbe, expliquez ce mystère. L'homme est plus qu'un vil grain, vous savez bien cela ; Comment pouvez-vous donc jamais nommer chimère Son espoir de sortir d'une tombe éphémère ?.…. C'est ma seule réponse ; allez, méditez-la.
nonce.
Te ;
FABLE XVI
Te.
ien cela ; himère LA MER ET LE ROCHER
—Je veux aller plus loin, dit la mer orgueilleuse __ Au rocher debout sur ses bords ; Abaisse-toi, sinon. Je ne suis point railleuse, Et j'éprouve comme un remords De m'être tant de fois à tes pieds endormie.
Tu pourras me compter comme ton ennemie Si tu ne me laisses courir Où le doux caprice m'entraîne.
Abaisse-toi, te dis-je, ou tu vas encourir, Pauvre roc, ma profonde haine.