‹ Fables canadiennes [microforme]Chapitre 74 sur 182 · LIVRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME

Et qui finit par s’interdire Le moindre petit coup de dent.

Ainsi son repentir était bien évident.

Dès qu’il changea de vie I fut bien obligé de fuir Ja ecmyagnie De ses camarades des bois, Car il aurait hurlé, pour le sûr, quelquefois S'il n'eut pas fait ce sacrifice :

L'occasion, l'exemple, et puis l'heure propice. Il trancha dans le vif et voulut être agneau ; C'était assurément le parti le plus beau, C’est ainsi qu’il faut faire :

Où tout ou rien.

Demi-conversion n’est Jamais salutaire Et ne fait aucun bien.

neurent On le vit à regret, maloré son air austère, Dans le pacifique troujiean ; lemeurent, Car on ignorait si, tout en changeant de peau,

Il avait, en effet, changé de e: actère, ’ Le) Mais un jour il prouva sa droiture de cœur

Par une admirable conduite :

Attaqué par des loups, il les mit tous en fuite A Et demeura vainqueur.

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En voyant un mouton d’une force pareille, Les vieux loups, en effet, s'étaient dit à l'oreille Tout à coup :

Sauvons-nous, c’est l'agneau qui mange ici le loup!

Le persécuteur que la grâce éclaire

Et met à genoux dans l'humilité,

Devient fort souvent l'appui tutélaire De la vérité.

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FABLE XXI

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