LE CASTOR ET LE LOUP CERVIER
Un castor bon enfant, un jour, prêta l'oreille Aux paroles d’un loup cervier.
Il s'agissait d’éteindre une haine bien vieille Et d'échanger enfin la branche d’olivier, La pensée était bonne et la chose, facile ; Mais notre loup cervier qui faisait le docile Avait un but inavoué Qu'il cachait avec artifice :
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Il voulait s'assurer, je crois, le bon office D'un esclave tout dévoué, Plutôt que l'amitié constante D'un compagnon, Fut-il et fidèle et mignon.
C'était une affaire importante Que l'oubli du passé, Et le lynx empressé
En convenait de bonne grâce.
I n'avait pourtant pas qu’un tour de passe-passe A se faire pardonner.
Il vit toutefois sans surprise Le succès couronner Sa nouvelle entreprise.
—(r, Pour sceller l'amitié l’on pourrait, ce me semble, Chasser ensemble, Proposa-t-1l au castor.
—Que votre intelligence, ô mon cher, est féconde ! Fit le castor ému—commencons nos travaux :
Nous irons par monts et par vaux:
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