LA LAMPE ET LE RÉVERBÈRE
Une lampe brûlait chaque jour de l’année Sur la place où la foule, à l'approche du soir, Venait se reposer des soins de la journée Et chercher un nouvel espoir.
Derrière cette lampe un large réverbère D'un métal précieux, Réunissant ensemble, en faisceaux radieux, Les doux rayons de la flamme légère, Inondait jusqu’au loin les dalles du pavé. |
{ Après avoir longtemps rêvé Et | A la noblesse de son rôle, Ur | Le drôle Se laissa troubler par l’orgueil, Puis en ces mots apostropha la lampe :
—Décampe | La place, pour cela, n’en sera point en deuil : Ù C’est moi qui ‘ais glisser ces geïbes | Qu ÿ \ | 5 uperbes | Co N Sous les pieds du promeneur, | Et l'honneur, | Par un injuste sort, en revient à toi seule. —Je n'aime pas à me vanter, | Mais ne suis pas, non plus, bégueule, | Et contre tes discours il me faut protester, Ou l’on me croirait lâche, Lui dit la lampe. Or, c’est pour m'aider à ma tâche Que tu fus mis ici, ne le sais-tu pas bien ? | Sans moi, Va, tu ne serais rien. | —-Tu n'es qu'un simple verre, | Reprit d’un ton sévère | : Le réverbère de métal... | | :
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