LIVRE SEPFIEME
de:
FA: EF ES Er LES ANIMAUX MALADES DE LA PESTE.
Un ma qui répand la terreur, Mal que le ciel en fa fureur Inventa pour punir les crimes de la terre, La Pefte ( puifqu'il faut l'appeller par fon nom) Capable d'enrichir en un jour l’Achéron, Faifoit aux Animaux la guerre.
Ils ne mouroient pas tous, mais tous étoient frappés On n'en voyoit point d’occupés À chercher le foutien d’une mourante vie:
Nul mets n’excitoit leur envie.
Ni Loups, ni Renards n’épioient La douce & l’innocente proie.
Les Tourterelles fe fuyoient ; Plus d'amour, partant plus de joie.
Le Lion tint confeil, & dit: mes chers amis , Je crois que le ciel a permis Pour nos péchés cette infortune :
Que le plus coupable de nous Se facrifie aux traits du célefte courroux:
Peut-être il obtiendra La guérifon commune.
L’'Hiftoire nous apprend qu'en de tels accidens On fait de pareils dévoñmens.
Ne nous flattons donc point, voyons fans indufgence L'état de notre confcience,