‹ Fables choisies, mises en vers T. 4Chapitre 110 sur 120 · Tome 17, Vu · texte numérisé non relu

Tome 17, Vu

170 FABLE CT OLSTES.

IL revient au tombeau conter fon embarras,

Ne fçachant où trouver retraite.

L'efclave alors lui dit, le voyant éperdu:

L'on vous a pris votre pendu! | Les loix ne vous feront, dites-vous, nulle grace ? 51 Madame y confent, jy remedirai bien.

Mettons notre mort en la place,

Les pañlans n'y connoïîtront rien.

La Dame y confentit. O volages fémelles !

La femme eft toujours femme : il en eft qui font belles: se Il en eft qui ne le font pas.

S'il en étoit d’aflez fideles,

Elles auroient affez d’appas.

Prudes, vous vous devez défier de vos forces: Ne vous vantez de rien. Si votre intention Eft de réfifter aux amorces, La nôtre «ft bonne auffi : mais l'exécution Nous trompe également : témoin cette Matrone : Et, n'en déplaife au bon Pétrone, Ce nétoit pas un fait tellement merveilleux, Qu'il en dût propofer l'exemple à nos neveux. Cette Veuve n'eut tort qu'au bruit qu'on lui vit faire, Qu'au deflein de mourir mal conçû , mal formé : Car de mettre au patibulaire, 2 Le corps d’un mari tant aimé, Ce n'étoit pas peut-être une fi grande affaire. Cela lui fauvoit l’autre : & tout confidéré , Mieux vaut Goujat debout, qu'Empereur enterré.

+ (Fable cexLrit.)

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