‹ Fables choisies, mises en vers T. 4Chapitre 48 sur 120 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

C'eft ainf que ma mufe ; aux bords d’une onde pure, Traduiloit en langue des dieux Tout ce que difent fous les cieux Tant d'êtres empruntans la voix de {a nature. : Truchement de peuples divers, Je les faifois fervir d'aêteurs en mon ouvrage ; Car tout parle dans l'univers:

Il neft rien qui n’ait fon langage. :

Plus éloquens chez eux qu'ils ne font dans mes vers, Si ceux que j'introduis me trouvent peu fidéle ; Si mon œuvre n’eft pas un affez bon modéle, | J'ai du moins ouvert le: chemin:

D'autres pourront y mettre une derniere main. Favoris des neuf Sœurs, achevez l'entreprife: Donnez mainte leçon que j'ai fans doute omife : Sous ces inventions il faut l’envelopper :

Mais vous n'avez que trop de quoi vous occuper. Pendant le doux emploi de ma mufe innocente, Louis domte l'Europe; & d’une main puiffante, Il conduit à leur fin les plus nobles projets Qu'ait jamais formés un Monarque.

Favoris des neuf Sœurs, ce font là des fujets Vainqueurs du temps & de la parque.

Fin du onziéme Livre.

FABLES

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