A MONSEIGNEUR LE DUC DE BOURGOGNE
Un Chat, contemporain d’un fort jeune Moineau, Fut logé près de lui dès l’âge du berceau.
La cage & le panier avoient mêmes pénates.
Le Chat étoit fouvent agacé par l'Oifeau; L'un s’efcrimoit du bec, l’autre jouoit des pattes. Ce dernier, toutefois, épargnoit fon ami, Ne le corrigeant qu’à demi.
Il fe fût fait un grand fcrupule D'armer de pointes fa férule.
Le Paflereau moins circonfpect , Lui donnoit force coups de bec:
En fage & difcrete perfonne, . Maïtre Chat excufoit fes jeux.
Entre amis il ne faut jamais qu’on s’abandonne Aux traits d’un courroux férieux.
Comme ils fe connoifloient tous deux dès leur bas âge, Une longue habitude en paix les maintenoit; Jamais en vrai combat le jeu ne fe tournoit.
Quand un Moineau du voifinage S'en vint les viliter, & fe fit compagnon Du pétulant Pierrot, & du fage Raton.
Entre Îes deux Oifeaux il arriva querelle :
Et Raton de prendre parti.
Cet inconnu, dit-il, nous la vient donner belle D'’infulter ainfi notre ami; Le Moineau du voifin viendra manger le nôtre? Non, de par tous les chats. Entrant lors au combat, IL croque l'étranger: vraiment, dit notre Chat,
Les Moineaux ont un goût exquis & délicat.
Cette réflexion fit auffi croquer l’autre.
Quelle morale puis-je inférer de ce fait?
Sans cela, toute fable eft un œuvre imparfait.
J'en crois voir quelques traits, mais leur ombre m’abufe. Prince, vous les aurez incontinent trouvez:
Ce font des jeux pour vous, & non point pour ma mule: Elle & fes fœurs n'ont pas l'efprit que vous avez.
Vs VI] vu L A Sy, c/ \ YÉ L en ( V 1 # 07 D # = JET # £
4 FA PT JA HR 74 le RS ee <É
SS
M GA Y RN A # A0 Ra. D f AN @ ; ES ane
1 # un Cé I # ARS F4 BE PU2P. # MURS Y r (il
( Fable ccxv.)
I ul TES
2 l TT nn
( E È ns | À Se ë DH
(] [ He | om I] fl Qi
Ton
ZAR DT TE ete
DCE