‹ Fables: composées pour l'éducation du Duc de BourgogneChapitre 6 sur 30 · PREFACE VII · texte numérisé non relu

PREFACE VII

a V esprit, la physionomie, du portrait tracé par Saint- Simon : « // a du docteur, du grand seigneur et de l'évêque. »

Si Vauteur des Fables considérait, avec Boulainvilliers , que l'opinion qui admet une infériorité de race est, d'après sa propre expression, « une erreur brutale » , il n'en arriva d'aucune façon à rêver les masses affranchies de l'autorité de la noblesse et du clergé, pas plus qu'il ne comprenait le moindre antagonisme vis-à-vis du catholicisme.

Très épris des beautés de la littérature grecque, il n'avait pas plus reçu d'atteinte à sa foi, par son goût pour les raffinements de l'imagination antique, qu'il ne devait en sentir diminuer l'ardeur par son rôle, plus inconscient que voulu, d'ailleurs, de précurseur de bon nombre des idées modernes,

U y avait du lettré ei du féodal, mais rien du démocrate et du libre penseur, dans ce chrétien fervent qui s'en allait vers les déshérités de privilèges, guidé par une charité évangélique, nullement par un instinct d'égalitaire.

Chez cet ami des pauvres , chez ce consolateur des affligés, chez ce défenseur des droits des petits, l'horreur du pouvoir absolu doit apparaître, certes, comme une lueur première de rénovation sociale éclairant une belle âme; mais il ne faut pas perdre de vue, et les Fables, si on l'oubliait, seraient là pour le rappeler, que François Salignac de La Mothe-Fénelon n'eut

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