‹ Fables, contes et autres poésiesChapitre 21 sur 104 · TÉMOIGNAGE DE PROFONDE ET RESPECTUEUSE AFFECTION · texte numérisé non relu

TÉMOIGNAGE DE PROFONDE ET RESPECTUEUSE AFFECTION

« Nul n'aura de l'esprit hors nous et nos amis. -

Ce propos m'a toujours su plaire." Je voudrais qu'il fût mien , tant je le trouve exquis. Ne Tayanl point créé, ne voulant point m'en taire,

Que, du moins, il me soit permis De l'ajuster à mon affaire.

Un curé faisait un sermon

I C'était, je crois, le jour des Ames ) , Bien pensé, bien écrit. Parlant peu du démon

Et peu des éternelles flammes , Beaucoup de Dieu , beaucoup de sa bonté , De sa suprême volonté , Des trésors infinis de sa miséricorde ,

II avait su toucher la corde

Qui fait vibrer les cœurs; et chacun demeurait Pour l'écouter, jaloux de ne point perdre un trait ,

Tant sa morale avait d'attrait ,

Tant sa parole avait d'empire.

Ramener le pécheur, au lieu de le maudire , Dans son cœur attendri faire entrer le regret , Forcer le repentir : c'était là son secret.

Tout son auditoire pleurait,

Les femmes, cela va sans dire, Les hommes même , et même les vieillards ;

Pleurs de couler de toutes parts.

Un seul des assistants restait là, comme un terme,

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