‹ Fables, contes et autres poésiesChapitre 65 sur 104 · IS · texte numérisé non relu

IS

Un Ver luisant, sous l'abri d'un buisson, Au milieu des parfums qu'exhalait le feuillage, De la douce clarté qui brille à son corsage

Illuminait son modeste horizon.

In Crapaud l'aperçoit, et l'animal immonde, Envieux d'un éclat dont son œil est blessé, Sur l'insecte surpris, d'un seul bond élancé, De sa bave fangeuse et le couvre et l'inonde.

— « Quel malheur c'est pour toi, lui dit le Ver luisant , D'avoir un lâche instinct , d'être né malfaisant !

De ta noire action peux-tu dire la cause?

J'étais là sans bouger, posé sur ce fétu;

Tu passais près de moi; t'ai-je fait quelque chose?

— Non, tu ne m'as rien fait ; mais pourquoi brilles-tu ? »

FABLE TROISIEME

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