‹ Fables, contes et autres poésiesChapitre 90 sur 104 · A MONSIEUR BRUN · texte numérisé non relu

A MONSIEUR BRUN

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TÉMOIGNAGE OE HAITE ET l'ARTICl LIKRK DISTINCTION '.

Doux personnages de hauts lieux, Plus élevés qu'on ne l'est d'ordinaire, La Girouette et le Paratonnerre,

Dans un séjour voisin des cicux , Sur un point culminant de la machine ronde,

1 C'est à l'obligeance de M. Brun que l'auteur est redevable du sujet de cet apologue.

Laissant loin, sons leurs pieds, tout le vain bruit du monde S'entretenaient de leur utilité, De leur valeur et de leur consistance; L'une vantant sa mobile existence, L'autre son immobilité.

— .. Moi, rester là, comme un terme plantée, Disait la Girouette à la tête éventée; Comme j'étais hier être encore aujourd'hui, Et demain et toujours : j'y périrais d'ennui!

Moi, que j'aspire et que je porte envie Au tranquille bonheur dont vous semblez jouir; Moi, que j'aille me réjouir De la torpeur où s'endort votre vie!

Non, non : l'activité, voilà mon élément; C'est là l'unique bien : je n'en connais point d'autre, Et ne troquerais pas mon lot contre le vôtre

Une minute seulement.

Par bonheur, Dieu merci, j'ai bien assez à faire Ayant les vents à gouverner.

Qui mieux que vous est là pour discerner, Dans la variété des lois de l'atmosphère, Ce qu'il me faut et de tète et de soins Pour veiller à tous les besoins

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