‹ Fables de Florian (volume 2)Chapitre 122 sur 271 · LIVRE IY. FABLE XX · texte numérisé non relu

LIVRE IY. FABLE XX

Ne porte point de grêle, il porte de la pluie.

La terre est sèche dès longtemps,

Il va bien arroser nos champs ; Toute notre récolte en doit être embellie.

Nous aurons le double de foin, Moitié plus de froment, de raisins abondance;

Nous serons tous dans l'opulence, Et rien, hors les tonneaux, ne nous fera besoin. C'est bien voir que cela ! dit Lucas en colère. Mais chacun a ses yeux, lui répondit Guillot. — Oh! puisqu'il est ainsi, je ne dirai plus mot,

Attendons la fin de l'affaire :

Rira bien qui rira le dernier. — Dieu merci,

Ce n'est pas moi qui pleure ici.

Ils s'échauffaient tous deux ; déjà, dans leur furie, Ils allaient se gourmer, lorsqu'un souffle de vent 48 Emporta loin de là le nuage effrayant :

Ils n'eurent ni grêle ni pluie.

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