‹ Fables de Florian (volume 2)Chapitre 126 sur 271 · LE BERGER ET LE ROSSIGNOL · texte numérisé non relu

LE BERGER ET LE ROSSIGNOL

▲ m. l'abbé delillb '

toi dont la touchante et sublime harmonie Charme toujours l'oreille en attachant le cœur,

Digne rival, souvent vainqueur 2 ,

Du chantre fameux cTAusonie 3 , Delille, ne crains rien ; sur mes légers pipeaux Je ne viens point ici célébrer tes travaux, Ni dans de faibles vers parler de poésie ;

Je sais que l'immortalité Qui t'est déjà promise au temple de Mémoire 4

T'est moins chère que ta gaité ; Je sais que, méritant tes succès sans y croire, Content par caractère et non par vanité,

Tu te fais pardonner ta gloire

A force d'amabilité ; C'est ton secret, aussi je finis ce prologue.

Mais du moins lis mon apologue ;

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