LE BERGER ET LE ROSSIGNOL
▲ m. l'abbé delillb '
toi dont la touchante et sublime harmonie Charme toujours l'oreille en attachant le cœur,
Digne rival, souvent vainqueur 2 ,
Du chantre fameux cTAusonie 3 , Delille, ne crains rien ; sur mes légers pipeaux Je ne viens point ici célébrer tes travaux, Ni dans de faibles vers parler de poésie ;
Je sais que l'immortalité Qui t'est déjà promise au temple de Mémoire 4
T'est moins chère que ta gaité ; Je sais que, méritant tes succès sans y croire, Content par caractère et non par vanité,
Tu te fais pardonner ta gloire
A force d'amabilité ; C'est ton secret, aussi je finis ce prologue.
Mais du moins lis mon apologue ;