‹ Fables de Florian (volume 2)Chapitre 180 sur 271 · LÀ MONTRE ET LE CADRAN SOLAIRE · texte numérisé non relu

LÀ MONTRE ET LE CADRAN SOLAIRE

Il se tient chez lui clos et coi ; Jouit de sa paresse en attendant de quoi Flatter aussi sa gourmandise.

L'appétit vient. Le faucon ne vient pas.

Mon paresseux s'en scandalise; Hais, content d'en gronder, il n'en fait pas un pas. Après quelques jours de paresse, Et se sentant faillir le cœur, Il veut sortir ; mais sa faiblesse L'arrête, et l'insensé meurt enfin de langueur. Le ciel prétend qu'en son aide on espère :

Mais il faut distinguer les cas.

Faites toujours ce que vous pouvez faire.

La Providence est la commune mère :

Fiez-vous-y, mais ne la tentez pas.

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