LE RENARD ET SES ENFANTS
Jadis certain renard, bon père de famille, Parmi tous ses enfants entretenait la paix.
Chez lui l'on ne voyait jamais, Comme chez les humains, pour une peccadille, Pour moins encor, parents contre parents,
Se déchirer à belles dents.
D'Atropos l'implacable haine Eût épargné peut-être un renard sans vertu ;
Mais, pour celui-ci, l'inhumaine Entre ses doigts déjà ne tournait qu'avec peine
Un fuseau plus qu'à demi nu.