‹ Fables de Florian (volume 2)Chapitre 216 sur 271 · LA SOURIS ET LE VIEUX RAT · texte numérisé non relu

LA SOURIS ET LE VIEUX RAT

La souris dans son trou réfléchissant jadis Sur le destin des chats, sur celui des souris : Ce monde, disait-elle, est un plaisant ouvrage!

Les grands en chassent les petits :

Chacun y signale sa rage;

Et c'est à qui se mangera.

Le seigneur Jupiter, qu'on dit être si sage,

A bien mal arrangé cela.

Car pourquoi, par exemple, en créant notre esp't\\

À-t-il aussi créé des chats?

Ces animaux pervers, attachés à nos pas.

Font peu d'honneur à sa sagesse.

Tout en raisonnant sur ce cas,

Dame souris se met en quête.

Une souricière l'arrête :

Autres plaintes, autre embarras.

C'est encore, dit-elle, un tour de cette engeance :

D me faut périr sous leurs coups.

Et puis louez les dieux d'une triste existence

Qui sert de jouet aux matous!

Un vieux rat converti, voisin de sa demeure, S'en vint lui dire alors : Ha comnv re, entre nous,

Je vous entends depuis une heure

Tenir les propos les plus fous.

D'abord votre injuste colère S'en prend à tort aux chats. Jamais chat n'a su faire Une prison semblable à celle-là.

rable. Il vit de mouches et d'araignées, et chante nuit et jour, jusqu'au temps où il fait ses petits, après nuoi il devient muet.

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