‹ Fables de Florian (volume 2)Chapitre 243 sur 271 · LA POULE ET LES POUSSINS OU L'ŒIL DE MÈRE · texte numérisé non relu

LA POULE ET LES POUSSINS OU L'ŒIL DE MÈRE

Pour son argent on sifflait les fureurs

De Sa Majesté rugissante.

Ah ! c'est trop du destin éprouver les rigueurs !

Je prétends sortir d'esclavage, Dit-il : et ranimant sa force et son courage, Le crin dressé, les yeux étincelants,

Il s'agite, il se bat les flancs.

La chaîne qui résiste augmente encor sa rage. L'animal irrité la mord en frémissant :

Il s'obstine à briser ce fatal instrument.

Mais rougissant le fer d'une sanglante écume,

11 y brisa toutes ses dents.

En combats dangereux, en efforts impuissants Contre le joug des lois l'homme ainsi se consume; Plus heureux, s'il pouvait triompher de ses sens!

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