‹ Fables de Florian (volume 2)Chapitre 260 sur 271 · LA PERDRIX ET SES PETITS · texte numérisé non relu

LA PERDRIX ET SES PETITS

Une perdrix se promenait un jour

Avec sa petite famille.

Mère et perdrix, la jeune volatille, Comme on croit bien, ne manquait pas d'amour. Elle instruisait cette troupe chérie, A fendre l'air, à parcourir les champs* 11 était temps que les pauvres enfants

Apprissent à chercher leur vie.

Jusqu'à présent j'ai veillé sur vos jours ;

Je vous ai donné la pâture ; Je vous ai mis à l'abri des vautours, Et des humains, espèce encor plus dure ;

Mais vous ne m'aurez pas toujours.

A peine a-t-elle achevé ce discours,

* De Tantale bientôt lui fit subir le sort. Tantale était dans les enfers enfoncé jusqu'au menton au milieu d'un lac, dont l'eau se retirait lorsqu'il en voulait boire ; et auprès de sa bouche était une branche chargée de fruits, qui se redressait lorsqu'il en voulait manger. Il était fils de Jupiter et d'une nymphe appelée Plota.

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