‹ Fables de Florian (volume 2)Chapitre 34 sur 271 · LE TROUPEAU DE COLAS · texte numérisé non relu

LE TROUPEAU DE COLAS

Dès la pointe du jour, sortant de son hameau, Colas, jeune pasteur d'un assez beau troupeau,

Le conduisait au pâturage.

Sur sa route il trouve un ruisseau Que, la nuit précédente, un effroyable orage Avait rendu torrent; comment passer cet eau?

Chien, breLii et berger, tout s'arrête au rivage. En faisant i 1 circuit Ton eût gagné le pont ; G'était bien 'e plus sûr, mais c'était le plus long : Colas veut jréger. D'abord il considère

Qu'il i ut franchir cette rivière ;

Et, co une ses béliers sont forts,

Il con iut que, sans grands efforts, Le troupea sautera. Cela dit, il s'élance; Son chien aute après lui, béliers d'entrer en danse,

A qui mieux mieux : courage, allons!

Après les béliers, les moutons; Tout est c* l'air, tout saute; et Colas les excite ,

En s'applaudissant du moyen.

Les béliers, les moutons, sautèrent assez bien;

Mais les brebis vinrent ensuite, 1 3s agneaux, les vieillards, les faibles, les peureux.

Les mutins, corps toujours nombreux, Qui refusaient le saut ou sautaient de colère,

Le Troupeau de Colas.

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